Débat public en ouverture du salon avec des candidat(es) à la présidentielle et des experts : « Emploi, agriculture et santé face à la crise environnementale » le 5 novembre 2011 de 10h30 à 12h30 :
Si les préoccupations environnementales ont mis du temps à émerger en France, il devient désormais évident que la société devra adapter ses rapports sociaux et son économie aux conséquences du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la raréfaction des matières premières. Dans cette perspective, deux scénarios sont possibles : soit attendre le dernier moment, imposer des contraintes drastiques et remettre en cause le contrat démocratique ; soit expliquer dès maintenant aux citoyens que cette mutation doit commencer et qu’elle est une opportunité en termes d’emplois, de santé et de bien‐être. Amiante, épidémie de cancers, bisphénol et phtalates dans les produits de grande consommation, pollution de l’air intérieur, maladies respiratoires, PCB dans les rivières, algues vertes, annoncent de futurs scandales si les entreprises et les pouvoirs publics n’agissent pas.
A l’occasion de sa 36ème édition, le Salon Marjolaine invite les candidat(e)s à l’élection présidentielle de 2012 à présenter leurs visions de l’agriculture, de l’industrie et de la santé face à la crise environnementale. Ruth Stégassy animatrice de l’émission Terre à Terre sur France Culture, interrogera les candidat(e)s et les expert(e)s sur les sujets suivants :
- Dans la mutation environnementale, quels emplois devraient apparaître et… disparaître ?
- Angoisse des consommateurs, maladies des agriculteurs, pollution de l’environnement : comment changer de modèle agricole ?
- Les produits chimiques dans notre quotidien : comment changer les pratiques industrielles et informer les citoyens ?
Parmi les candidat(es) ou leurs porte‐parole : Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie‐Les Verts ; Jean‐Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche ; Yann Wehrling, porte‐parole de François Bayrou ‐ Modem. Les candidats du PS et de l’UMP n’ont pas encore fait part de leur présence.
Parmi les expert(e)s : Anne Barre, présidente de WECF (Women in Europe for a Common Futur) ; Cyril Dion, directeur de Colibri (Mouvement pour la terre et l’humanisme) ; Elisabeth Laville, directrice du cabinet Utopies ; Alain Mestre, responsable développement durable du Syndex (L’expert au service des représentants des salariés) ; Dominique Marion, président de la FNAB (Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques).
NOUVEAUTÉS 2011
- Parcours « Promotion » et parcours « Innovation » : Dans tous les secteurs – alimentation & vins, beauté & santé, prêt à porter & accessoires de mode, maison, déco & jardin, tourisme… des exposants proposent un des produits « phare » de leurs gammes à prix réduit. Un parcours qui permet aux nouveaux visiteurs de découvrir qu’on peut vivre en bio sans se ruiner dès lors qu’on choisit le durable face au jetable. Le parcours innovation met en lumière le talent et la richesse créative des exposants. Avis aux consommateurs friands de nouveautés et aux acheteurs professionnels en mal d’inspiration !
- Marjolaine Nouvelle Génération : le salon se prépare à accueillir le jeune public avec un espace spécifique dédié au divertissement et à la sensibilisation des enfants à l’environnement, une matinale cinématographique (week‐end du 5 et 6 novembre) et des restaurateurs qui proposent des menus enfants, bio évidemment. Marjolaine attire de plus en plus de jeunes parents qui plébiscitent les produits sains et l’éducation à l’environnement de leurs petits, conscients que l’avenir est entre leurs mains.
DES INTERROGATIONS ET DES RÉPONSES
Bio et alimentation, où en est‐on ?
- La bio en débat avec plusieurs films dont « Comment nourrir l’avenir » (inédit), « Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel » ou « L’esprit du vin – le réveil des terroirs » et des conférences de spécialistes (agronomes, biologistes, médecins, sociologues…) qui défendent une bio de saison et de proximité face aux importations et aux monocultures, à l’antithèse des fondements de l’agriculture biologique.
- La bio sur le salon avec des producteurs et des viticulteurs qui témoignent de la grande diversité des produits bio, du terroir à l’épicerie fine en passant par le « veggie » ou le sans gluten.
Lanceurs d’alertes et pionniers, où en êtes‐vous ?
- Vigilance : à travers des films (Accros au plastique, Notre poison quotidien, L’or bleu, Planète à vendre…) et des tables rondes, nous soulèverons des sujets brûlants : cocktails chimiques et maladies, le monde des médicaments en France, privatisation de l’eau, spéculation sur les terres arables, nucléaire…
- Vers une nouvelle société : Marjolaine porte toujours haut les couleurs de l’espérance en un nouveau modèle de société et fait la part belle aux solutions pionnières : des voies de la transition et de la nécessité de se réapproprier les « savoir‐faire par soi‐même » à la chimie végétale en passant par les acteurs des cycles vertueux « craddle to craddle » : « Contempler, c’est labourer ; penser, c’est agir » disait Victor Hugo.
- Du concret sur le salon : avec des producteurs, artisans et créateurs qui ont opté pour des modes de travail qui réconcilient l’Homme et la nature, pour une économie solidaire et juste, et qui en vivent !
Marjolaine, c’est aussi :
‐ Des associations de défense et d’éducation à l’environnement venues échanger avec le public et présenter leurs activités et campagnes. « L’aventure Greenpeace » sera diffusée le dimanche 13 novembre à 13h30 (Salle d’atelier 2) à l’occasion des 40 ans de l’Ong. ‐ 120 ateliers pratiques autour de la santé, du bien‐être et de l’écologie animés par des exposants et le « Café‐écolo » de Nature & Progrès, lieu de rencontres et de dédicaces avec des auteurs.
Nature & Progrès pilote le comité de sélection du salon. Fédération d’associations ayant développé des cahiers des charges très exigeants quant à la qualité biologique et écologique des produits, son expertise est une garantie de traçabilité forte pour les consommateurs et acheteurs professionnels qui viennent au salon.
Infos pratiques
36ème édition du salon Marjolaine Bio & Développement durable du 5 au 13 novembre 2011 au Parc Floral de Paris, Paris 12e
Horaires : 10h30 – 19h00 (Nocturne 21h, jeudi 10 novembre)
Accès Métro : Château de Vincennes (ligne1) avec navettes gratuites (Sortie 3 en tête de rame) - Bus : 112 (arrêts Parc Floral, stade Léo Lagrange, Plaine de la Faluère) - Vélos : Parc à vélos - Voiture : Parking gratuit autour du Parc Floral.
Prix d’entrée : 8 € (donnant accès aux stands, ciné-conférences et ateliers) - Tarif réduit : 6 € (adhérents Nature & Progrès, chômeurs, rmistes, invalides, étudiants) - Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans
Achats de billets : Magasins FNAC, Carrefour - A l’avance : France billet : 0 892 692 694 (0,34 €/mn) - www.france-billet.com - Réseau Ticketnet : 0 892 390 100 (0,34 €/mn) - www.ticketnet.fr (Virgin Megastore, Auchan, E.Leclerc, Cora, Galeries Lafayette, Le Progrès de Lyon).
Programme des conférences

Télécharger le programme des conférences Marjolaine 2011 (PDF) en cliquant ici.
Samedi 5 novembre 2011 : PENSER L’AVENIR (14h-19h)
Débats sur les enjeux écologiques des élections présidentielles - agriculture et alimentation biologiques, liens entre santé et environnement. Avec des représentants des partis politiques et des experts.
Et aussi, pour aller plus loin :
Avoir un idéal, est-ce bien raisonnable ? Rêver d’une société parfaite... Viser l’excellence personnelle... Ces désirs proviennent d’une même source : la faculté, inscrite au plus profond de nous, de créer des idéaux. Sur le plan individuel comme sur le plan collectif, ce sont nos idéaux qui nous poussent à refuser la médiocrité et à nous dépasser. Mais les idéaux sont à double tranchant. Moteurs de changement, ils trahissent aussi une sourde tentation d’anéantir la réalité. Ils font de nous, bien souvent, des nihilistes. Paradoxe : la source d’où proviennent la volonté de progrès et le perfectionnisme personnel est la même qui produit les fanatismes meurtriers. Car au cœur de l’idéalisme se tient un démon, qui s’appelle la destructivité.
Lorsque, il y a deux siècles, les Romantiques inaugurèrent le « culte de l’idéal », ils ne virent pas le danger. Mais aujourd’hui, la naïveté n’est plus de mise. Et si nous inventions une autre manière d’être idéaliste ? Une manière non toxique et non violente. Une manière sage et mesurée. Peut-on rester fidèle à ses idéaux tout en se réconciliant avec le réel ? Conférence de Michel LACROIX, philosophe, maître de conférences des universités et collaborateur régulier de Psychologies magazine, auteur de nombreux ouvrages, dont « Le Courage réinventé », « Paroles toxiques, paroles bienfaisante » et « Avoir un idéal, est-ce bien raisonnable ? ».
Passer à l’action, c’est l’idéal ! Rencontres avec des acteurs de l’innovation économique et entrepreneuriale, qui défrichent des voies fécondes vers de nouveaux modes de fonctionnement de la société. Philippe Derudder propose une autre économie et d’autres monnaies ; Bernard Marie Chiquet expérimente déjà la gouvernance intégrale qui valorise le potentiel de tous et de chacun...
- ÉCONOMIE ET FINANCES : Crise écologique, crise économique et financière, crise de l’emploi, crise alimentaire, sociale, politique... Quel sentiment d’impuissance nous envahit face à tout cela... Pourtant nous vivons une époque magique ! La fin d’une ère, avec tous ses dangers, certes, mais le début d’une autre qui sera ce que nous serons capables de concevoir. Alors débridons notre imaginaire car le passé ne nous a appris qu’à survivre, aujourd’hui c’est à Vivre que nous sommes invités. Philippe DERUDDER, chef d’entreprise « interpellé » par les contradictions du système... Il démissionne en 1992 et partage depuis le fruit de ses recherches et expériences dans ses livres, conférences et ateliers. Conseil en économies et monnaie alternatives, anime l’AISES (Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales). www.aises-fr.org.
- GOUVERNANCE ET DEMOCRATIE PARTICIPATIVE : Initialement, l’Holacratie, une nouvelle manière d’envisager la gouvernance des organisations, a été testée sur le terrain, entre 2001 et 2006, dans une entreprise technologique. La direction de l’entreprise a expérimenté en continu de nouvelles méthodes d’organisation et de coopération, en intégrant des idées et techniques innovantes provenant de mouvements d’avant-garde et de penseurs pionniers. L’Holacratie est une pratique complète de gouvernance et de management pour nos organisations. Avec ses structures et processus de transformation, l’Holacratie intègre la sagesse collective de toutes les personnes de l’organisation, tout en l’alignant avec son objectif principal et avec une manière plus organique de fonctionner. Le résultat est un développement significatif en agilité, transparence, innovation, « empuissancement » et redevabilité. Bernard MARIE CHIQUET, fondateur de l’Institut de la Gouvernance Intégrale (IGI), executive coach (HEC), médiateur (CAP’M), certifié praticien et instructeur en Holacratie et diplômé de l’Ecole International des Leaders, reconnue par le Centre mondial de Sociocratie. sociocratie.unblog.fr.
Dimanche 6 novembre 2011 : NOURRIR LE MONDE ?
14 h : L’insoutenable développement de la bio Dès sa fondation, en 1972, la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM) a adopté un certain nombre d’objectifs écologiques et sociaux : une agriculture paysanne, la solidarité entre producteurs, des exploitations à taille humaine, la distribution de proximité, le non-pillage des pays pauvres... Ces principes peuvent-ils être encore respectés ? La dérive a commencé par la distribution, même en vente directe, à des prix excessifs qui ne se justifiaient pas et ne se justifient toujours pas aujourd’hui par les coûts de productions. La demande de produits bio ne cesse de croître en France alors que les terres exploitées en bio décollent difficilement des 2 % de la surface agricole utile. Le marché étant devenu « porteur », la grande distribution l’a investi. A la recherche de produits disponibles en grande quantité, à moindre coût et en tout saison, elle stimule un peu partout sur la planète le développement d’une agriculture bio intensive et industrielle basée sur la monoculture, l’exportation et la concurrence. Sans état d’âme. De son côté, la France, premier pays consommateur de pesticides en Europe, freine de plusieurs manières par la réglementation le développement du bio français. Exemple : les produits phytosanitaires acceptés dans le cahier des charges européen pour l’agriculture biologique ne sont pas tous acceptés sur le territoire français (dont les PNPP - Préparations Naturelles Peu Préoccupantes)... En gros, les producteurs français ne peuvent pas produire dans les conditions qu’ils ont choisies.
Les PNPP ne sont donc toujours pas autorisées en France, contrairement au reste de l’Europe. Même la loi qui vient de passer n’autorise qu’une version affaiblie des purins d’ortie.
Table ronde avec :
- Philippe BAQUÉ, journaliste indépendant, collaborateur du « Monde diplomatique », de « Politis », de « Silence », de « Témoignage Chrétien »... Auteur réalisateur de films documentaires. Coordinateur de l’ouvrage collectif « De la bio alternative aux dérives du "bio"-business, Quel sens donner à la bio ? » (à paraître). www.alterravia.com
- Michel BESSON, sociologue. Créateur de la société Andines dans une démarche vers une économie équitable. Secrétaire général de l’association MINGA, qui regroupe des entreprises impliquées dans la recherche d’une économie équitable. Chargé de cours à l’université de Lille. Auteur d’ouvrages sur les communautés (« Tentatives communautaires »), les dangers de l’automatisation et la Colombie. www.minga.net
- Jean-François LYPHOUT, horticulteur et ortie-culteur, président de l’ASPRO-PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants). L’association qui regroupe des associations, des journalistes, des écrivains, des chercheurs, des entreprises, des agriculteurs, des jardiniers, de simples consommateurs et des collectivités locales et qui milite pour la reconnaissance des alternatives aux pesticides. www.aspro-pnpp.org
16h : « Comment nourrir l’avenir ». Comment nourrir les 9 milliards d’êtres humains qui pourraient peupler la Terre aux environs de 2050 ? Ce documentaire tente d’y répondre en dressant tout d’abord un état des lieux des méfaits liés à la surconsommation de protéines animales et d’aliments raffinés dans les sociétés développées ; avec en arrière-plan la pratique d’une agriculture industrielle qui a rendu possible cette surconsommation. Puis il met en lumière les bienfaits sanitaires, socioéconomiques et environnementaux qui résulteraient d’une revalorisation des protéines végétales dans notre alimentation associée à la pratique d’une agriculture écologique. Ce film est une invitation à prendre conscience qu’en changeant simplement nos habitudes alimentaires, nous pouvons contribuer bien plus qu’on ne le pense à changer le monde.
Table ronde avec :
- Claude AUBERT, ingénieur agronome, est un spécialiste bien connu de l’agriculture biologique et de l’alimentation saine. Auteur de nombreux ouvrages sur ces sujets, il est également co-fondateur de Terre Vivante. www.terrevivante.org
- Perrine HERVE-GRUYER (Ferme biologique du Bec Hellouin) D’une superficie de 16 hectares, la Ferme biologique du Bec Hellouin est composée de bois, de prairies, de vergers et de jardins. Elle produit des fruits et des légumes, du pain, du jus de pomme et du cidre, du vinaigre, des sirops et confitures, des plantes aromatiques et médicinales. La totalité de la production, certifiée bio par Ecocert, est vendue en circuits courts, à la boutique de la ferme et sous la forme d’une centaine de paniers bios hebdomadaires auprès de différentes AMAP. A la Ferme du Bec Hellouin sont expérimentés des concepts et techniques innovants : permaculture, traction animale, cultures sur buttes et cultures associées, BRF, agroforesterie, terra preta, bokachi... Les îles jardin, la forêt nourricière constituent des milieux productifs, fonctionnant sans pétrole ni intrants, dont les sols s’enrichissent naturellement, d’où l’intérêt croissant d’agronomes de France et d’ailleurs. La Ferme du Bec Hellouin est agréée ferme pédagogique et membre du réseau Bienvenue à la ferme. www.fermedubec.com
- Denis LAIRON, Directeur de recherches à l’INSERM, chargé de recherches à l’INIRA (Marseille), a été le coordinateur du groupe de travail et du rapport de l’Afssa paru en 2003 sur la « qualité nutritionnelle et sanitaire des produits de l’agriculture biologique ».
- François MEEKEL (Slow Food). Slow Food est un art de vivre, une certaine idée de l’alimentation associant plaisir et responsabilité tant vis-à-vis des producteurs que de l’environnement. Slow Food appelle au développement de l’éducation au goût car seuls les consommateurs informés et conscients de l’impact de leurs choix sur les logiques de production alimentaire peuvent devenir des coproducteurs d’un nouveau modèle agricole, moins intensif et plus respectueux du vivant, produisant des aliments bons, propres et justes. www.slowfood.fr
Lundi 7 novembre 2011 : DE LA CRÉATION AU RECYCLAGE : DES OBJETS LÉGERS POUR LA PLANÈTE
11h : « L’Esprit du vin - Le réveil des terroirs ». Dans un monde où les déséquilibres « naturels » ne sont plus maîtrisés, réchauffement climatique, vache folle, pandémies, folies de l’agrochimie, risques sanitaires, etc., les vignerons en biodynamie expriment par leur travail et leurs produits une vision apaisée des temps présents mais aussi des temps futurs, et montrent comment, à partir d’une question éminemment politique, « Que veut dire se nourrir ? », l’humanité pourrait refonder l’idéal du vivre ensemble. Par leurs histoires, leurs pratiques, et par l’accumulation des savoirs tirés de l’expérience, les vignerons en biodynamie ouvrent cette voie. Ils sont accompagnés dans leur cheminement par Michel Serres, philosophe, le Professeur Belpomme, cancérologue, David Readway, Grand sommelier à La Tour d’Argent, François Julien philosophe, Jorg Zipprick, écrivain, et bien d’autres. Mais les questionnements ne nous feront pas oublier que le vin est une fête et que l’esprit du vin s’épanouit dans les moments où les hommes et les femmes se rassemblent. La viticulture en biodynamie n’a pas de drapeau. Sauf celui des terroirs dont elle a la prétention d’exprimer la diversité. Elle est un hymne à la diversité des goûts, des plaisirs et des formes de convivialité.
chateaulagarette.blogspot.com.
13 h : « Accros au plastique ». Inédit en France : Des gobelets en mousse de polystyrène aux organes artificiels, le plastique est peut-être le matériau le plus omniprésent et polyvalent jamais inventé. Dans les cent dernières années, aucune invention n’aura eu autant d’influence ni été si omniprésente que les matières synthétiques. Mais une telle invention a un prix. Pour le pire et pour le meilleur, aucun écosystème, aucune parcelle de l’activité humaine n’a échappé à la main mise de l’emballage plastique. Nous découvrons au passage un héritage toxique, avec les hommes et femmes qui se consacrent à tout nettoyer. Le film nous montre aussi de nombreux experts proposant des solutions pratiques et innovantes pour améliorer son recyclage, diminuer sa toxicité et favoriser sa biodégradabilité. Un film bien rythmé de Ian CONNACHER. 1h25
14h30 : Quoi de neuf avec nos déchets ? Le tri sélectif permet-il réellement d’éviter que papier, carton, bouteilles en verre et en plastique et autres canettes finissent dans les fours des incinérateurs ? Que deviennent nos déchets ? Quel pourcentage ne termine réellement pas ses jours à la poubelle ? Heureusement, coexistent, aux côtés des initiatives institutionnelles et d’entreprises d’envergure, des lieux où l’on réutilise rebuts et vieilleries autrement.
Table ronde avec :
- Le CNIID (Centre national d’information indépendante sur les déchets), représenté par Sébastien LAPEYRE (sous réserve). Organisation non gouvernementale spécialisée dans la problématique des déchets municipaux, le CNIID mène campagne en faveur d’une gestion écologique de ces derniers, notamment grâce à leur réduction à la source (en quantité et en toxicité) et à leur détournement de l’incinération et de la mise en décharge. Grâce à ses adhérents et donateurs, le CNIID est indépendant des pouvoirs publics et des industriels, ce qui lui permet de jouer un rôle de contre-pouvoir indispensable dans le monde complexe et opaque de la gestion des déchets. www.cniid.org
- Marianne BRUN, créatrice du lieu « De fil en café » (Montreuil). Une initiative unique dans le sens de la sobriété, de l’autonomie et du partage dans la convivialité ! Il s’agit d’un salon de thé-atelier de couture (dégustation de café et de thé, gâteaux, tartes et cakes) avec initiation à la couture pour petits et grands et location de machines à coudre à la demi-heure et à l’heure. facebook.com/pages/De-fil-en-café
- Philippe LEBACQ, fondateur de Yokozuna Technologies, qui fabrique des produits biodégradables et compostables, dont le biobag.
- Giancarlo PINNA, Ressourcerie L’interloque (Paris). La Ressourcerie, acteur de l’économie sociale et solidaire, est un centre de récupération, de valorisation et de revente des déchets couplé avec un centre d’éducation à l’environnement. La Ressourcerie donne la priorité à la réduction, au réemploi puis au recyclage des déchets en sensibilisant son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement. Elle met en place des modes de collecte d’objets qui préservent l’état des objets en vue de leur valorisation. interloque.com
16h : « Green ». Green ? C’est une femelle orang-outan, victime de la déforestation et de la surexploitation des ressources naturelles in Indonésie. Elle est seule au monde, dans un monde qui ne lui appartient pas. Le film retrace avec émotion ses derniers jours. Il nous emmène à la découverte des trésors de la biodiversité de la jungle. Et nous fait comprendre immédiatement l’impact dévastateur des déforestations massives pour l’exploitation de l’huile de palme.
Voici un voyage bouleversant à travers les yeux et les sentiments de l’un des derniers grands singes de Bornéo. « Green » est le résultat du travail et de la volonté d’un seul homme, Patrick Rouxel, parti pendant plusieurs mois sans financement, seul avec une caméra dans la jungle de Bornéo. Un film de Patrick ROUXEL. 48 min. www.greenthefilm.com
17h : Technologies vertes : un progrès pour l’Homme et la Nature. La chimie verte prévoit de réduire et d’éliminer l’usage ou la génération de substances néfastes pour l’environnement par de nouveaux procédés chimiques et des voies de synthèses « propres », c’est-à-dire respectueuses de la santé des hommes et des écosystèmes. Nombre des recherches réalisées ouvrent des possibilités de valorisation de plantes entières, d’utilisations renouvelées de végétaux. Ces opportunités doivent être envisagées dans le cadre général de l’agriculture, des forêts, des paysages sans oublier la préservation de la biodiversité.
Table ronde avec :
- Vincent BOURGETEAU, « chimiste vert », formulateur de cosmétiques (sous réserve).
- Edmond BOURNY, « chimiste vert », formulateur de cosmétiques et produits d’entretien certifiés bio et/ou écologiques, fondateur du Laboratoire Provençal de Plantes Aromatiques et Médicinales.
- Pôle IAR (chimie verte) (sous réserve)
- Patrick ROUXEL, réalisateur de « Green » (sous réserve)
Mardi 8 novembre 2011 : SANTÉ, LES LANCEURS D’ALERTE
11h : « Le Cycle idiot ». Il a été démontré scientifiquement qu’il y a réellement un lien entre des produits chimiques et l’apparition de pathologies telles que cancers, infertilité, maladies dégénératives du système nerveux central et allergies » (CPME - Standing Committee of European Doctors, 2005). « The Idiot Cycle » suit les plus importants fabricants de produits chimiques du monde (Dow Chemical, BASF, Bayer, Dupont, Astrazeneca, Monsanto) et montre comment des compagnies qui produisent des substances cancérigènes investissent également dans l’industrie pharmaceutique et fabriquent des traitements contre le cancer, la maladie la plus « rentable » sur la planète. Grâce aux collusions d’intérêts entre gouvernements, agences gouvernementales, universités, laboratoires de recherche et certaines associations, le cycle « idiot » continue sans entraves. Avec des médecins, chercheurs et spécialistes aux USA, au Canada et en Europe. En présence de la réalisatrice, Emmanuelle SCHICK GARCIA. 93 min. www.theidiotcycle.com
13h30 : Le monde des médicaments en France : dangers et dépendances. Citons « Les Echos » sur l’affaire « Médiator » : « On est stupéfait d’apprendre qu’il a fallu attendre dix ans après les premiers cas signalés pour que soient diligentées des études à grande échelle. Dans la pharmacie, le principe de précaution s’utilise donc à l’envers. Tant que le caractère nocif d’un produit n’est pas démontré, on continue à le vendre. [...] Ainsi au 21e siècle, pour protéger leurs ventes, des entreprises prennent encore le risque de la réputation, pour elles, et de la santé, pour d’autres. Troublant. Comme l’est aussi l’attitude des autorités sanitaires pas toujours très promptes à réagir. La question de l’indépendance du régulateur face aux intérêts industriels et politiques est à nouveau posée. Il est temps d’y apporter une réponse. » Tout est dit.
Table ronde avec :
- Elena PASCA, représentante de la FONDATION SCIENCES CITOYENNES. La FSC a pour objectif de favoriser et de prolonger le mouvement actuel de réappropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun (accroissement des capacités de recherche et d’expertise de la société civile, stimulation de la liberté d’expression et de débat dans le monde scientifique, élaboration démocratique des choix scientifiques et techniques). sciencescitoyennes.org
- Christian PORTAL, co-fondateur et porte-parole du collectif ACECOMED (Agir pour une médecine écologique). Auteur de « Pour une médecine écologique ». Depuis quelques années, l’écologie est au coeur de toutes les préoccupations ; pourtant, sur les nombreuses questions qui touchent aux aspects environnementaux, les progrès sont très lents et même, à bien des égards, on constate des régressions. Par ailleurs, la médecine chimique, seule activité humaine n’ayant pas pris le virage de l’écologie, est sans doute, le vecteur principal de l’obstacle culturel au développement d’une conscience écologique universelle. A ce titre, il est important de faire sauter ce verrou, notamment, en réclamant une liberté qui est toujours refusée, celle du choix thérapeutique. www.medecine-ecologique.info
- Emmanuelle SCHICK GARCIA vit au Canada. Elle s’est spécialisée dans la réalisation et la production de documentaires (« La Petite Morte », « Cancer », le making-of de « C’est beau une ville la nuit », etc.).
15h30 : « Notre poison quotidien ». Au cours des trente dernières années, le taux d’incidence du cancer a augmenté de 40 % (déduction faite du facteur de vieillissement de la population). Durant cette période, la progression des leucémies et des tumeurs cérébrales chez l’enfant a été d’environ 2% par an. Et on constate une évolution similaire pour les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) et auto-immunes, ou pour les dysfonctionnements de la reproduction. Comment expliquer cette inquiétante épidémie, qui frappe particulièrement les pays dits « développés » ? S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de chercheurs et de représentants des agences de réglementation, Marie-Monique Robin montre que la cause principale de l’épidémie est d’origine environnementale : elle est due aux dizaines de milliers de molécules chimiques qui ont envahi notre quotidien et notre alimentation depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour cela, l’auteure retrace le mode de production des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame ou du bisphénol A, et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Surtout, elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques. Un film de Marie-Monique ROBIN accompagné du livre « Notre Poison quotidien ». 1h30
17h : Leur mission : veiller sur notre sécurité alimentaire. La plupart des « affaires » alimentaires et de santé publique ont eu à l’origine les cris d’alerte de médecins, scientifiques, chercheurs, journalistes, qui ont eu le plus souvent du mal à se faire entendre auprès des pouvoirs publics. Le RES a lancé l’alerte sur le bisphénol A et les perturbateurs endocriniens, Pierre Meneton a lancé l’affaire de l’excès de sel dans les aliments préparés, André Picot pointe du doigt de nombreux risques de toxicité dans l’alimentation et l’environnement.
Table ronde avec :
- André CICOLELLA, président et porte-parole du RESEAU ENVIRONNEMENT SANTE. Depuis 2009, le RES regroupe des scientifiques, des professionnels de santé, des ONG et des associations de malades. Face à l’explosion des maladies chroniques comme le cancer, le diabète ou encore l’asthme, il agit pour faire reconnaître la relation entre santé et impact environnemental. reseau-environnement-sante.fr
- Pierre MENETON, biologiste de formation, chercheur à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), spécialiste des maladies cardiovasculaires. Dans la société capitaliste, tout se ramène à la possibilité de faire du profit au travers d’une production frénétique de marchandises. L’alimentation ne fait pas exception, on produit des aliments en fonction des plus-values qui peuvent être faites, pas pour leurs qualités nutritives, leur faible impact sur l’environnement ou leur intérêt pour lutter contre la désertification des campagnes. Le seul objectif est d’écouler la plus grande quantité possible des 500 000 produits alimentaires actuellement proposés à la vente. Pour cela, tous les moyens sont bons, de la science instrumentalisée à la publicité mensongère. Il est essentiel d’essayer de se réapproprier les conditions de notre existence.
- André PICOT, toxicochimiste, à la retraite du CNRS. La toxicochimie réunit les connaissances de la chimie, de la biologie, de la toxicologie, des sciences de l’environnement et de la médecine pour mieux comprendre les interactions entre les produits chimiques et leurs cibles biologiques au niveau cellulaire et moléculaire. Elle étudie, par exemple, l’impact de certains produits de synthèse toxiques (perturbateurs endocriniens) sur la baisse de fertilité des animaux et de l’homme et sur le bon développement des embryons.
- Ces deux spécialistes interviennent dans le reportage d’Isabelle SAPORTA « Manger peut-il nuire à notre santé », également auteur du « Livre noir de l’agriculture ».
Mercredi 9 novembre 2011 : RÉSISTANCES
11h30 : « Les Insurgés de la terre ». Pour protéger la planète, certains jeunes militants écologistes vont très loin dans leur engagement. Mais leurs actions radicales servent de prétexte aux états pour criminaliser la désobéissance civile. Les lois, petit à petit, s’ajustent à cette vision répressive. Ce qui, hier, aurait été considéré comme du vandalisme, peut se voir, aujourd’hui, qualifié et jugé comme du terrorisme. Les dérives se multiplient, dont l’affaire dite « des 9 de Tarnac » est un indicateur inquiétant. Elles exposent davantage les militants écologistes et constituent une menace insupportable pour les lanceurs d’alerte et la contestation dans son ensemble. Un film de Philippe BORREL et Pascal DUPONT. 53 min
Projection suivie d’un débat avec :
- Le réalisateur, Philippe BORREL (sous réserve).
- Mathieu BONDUEL, Secrétaire général du Syndicat de la magistrature.
- Des représentants du comité de soutien local aux « mis en examen de Tarnac ».
14h : « RFID, la police totale ». Depuis quelques années, elles ont envahi nos vies, supplantant les codes-barres. Ces puces ou « mouchards » sont présentes dans votre passe Navigo, votre nouveau passeport, votre carte bancaire et dans la quasi-totalité des produits que vous achetez dans le commerce. Elles permettent de vous suivre à la trace (on parle de « traçabilité », comme pour les bovins suite à la crise de la « vache folle »), d’étudier vos comportements tant sociétaux que commerciaux, et finalement, d’aboutir au fichage total de votre existence. Le « puçage » électronique existe déjà pour les animaux d’élevage et les animaux domestiques. L’ultime étape, c’est bien entendu le puçage de l’humain. Mais que craignez-vous : vous n’avez rien à vous reprocher, n’est-ce pas ? Un film du collectif PIÈCES ET MAIN D’ŒUVRE (production Subterfuge et PMO). 30 min
Projection suivie d’un débat avec :
- Gilles SAINATI, magistrat, membre du Syndicat de la magistrature et co-auteur de « La Décadence sécuritaire » et de « Les Mauvais Jours finiront, 40 ans de combats pour la justice et les libertés ».
- Deux représentants de Pièces et main d’œuvre.
17h : Désobéir ! Pourquoi, Comment ? Dans d’innombrables domaines - scientifiques, économiques, sociaux, écologiques - les populations du monde entier se voient imposer des règles, des technologies, des voies qu’elles n’ont pas choisies ; voire qu’elles réfutent, mais auxquelles elles doivent se plier au nom de la sacro-sainte mondialisation libérale. Des faucheurs d’OGM, des démonteurs de panneaux publicitaires, des clowns activistes, des dégonfleurs de 4x4 de ville, des militants antinucléaires, des hébergeurs de sans-papiers, etc. se mobilisent dans l’action directe non-violente pour dénoncer la logique mortifère à l’œuvre. Les désobéissants détiennent-ils certaines clés de notre avenir ?
Débat avec :
- Noël MAMERE, député Europe Ecologie/Les Verts de Gironde et ancien journaliste, co-auteur, avec Patrick Farbiaz, de « Petits arrangements entre amis ».
- Xavier RENOU, formateur et fondateur des désobéissants, mouvement non-violent de désobéissance civile, et auteur du « Petit manuel de désobéissance civile ».
- Yannick ROUSSELET, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.
Jeudi 10 novembre 2011 : AMORCER LA TRANSITION
11h30 : De la nécessité de se réapproprier les « savoir-faire par soi-même ». Dans la perspective d’une société moins énergivore, la relocalisation semble une réponse appropriée. Les savoir-faire permettant d’acquérir une meilleure autonomie et tenant compte des ressources locales ont un avenir florissant. Les intervenants à cette table ronde possèdent une partie de ces connaissances qui, demain, constitueront de véritables trésors. Ils ont consenti à venir les partager avec nous.
Table ronde avec :
- Des représentants des amis de TARNAC, sur leur projet de financement d’une maison de soins et des projets d’auto-construction.
- Frédéric CARLIER, fondateur de Trait d’avenir sur l’utilité de retrouver les savoirs liés à la traction animale.
- Richard MARIETTA, président de la fédération Nature & Progrès, éco et auto-constructeur.
- Pascaline PAVARD et MOUTSIE, de l’association L’ortie, auteures de « Cosmétiques écologiques - 100 recettes bio faciles et économiques ».
14h : « Cultures en transition ». Ce documentaire aborde l’inévitable descente énergétique à laquelle nos sociétés doivent se préparer. A partir d’exemples pris à Cuba, en France et en Angleterre, il montre comment, en termes d’agricultures, les solutions les plus naturelles s’avèrent aussi les plus efficaces et les moins coûteuses. Retrouver une nourriture saine et un équilibre écologique, tout en soutenant les économies locales, en fortifiant les liens de voisinage et en encourageant la libre diffusion des savoirs, tel est le parti pris de ce film qui ouvre la voie de la résilience ; un chemin que les communautés devront sans doute emprunter pour mieux résister à la triple menace de la raréfaction du pétrole, des effets du réchauffement climatique et de la vulnérabilité de notre système économique. Un film de Nils AGUILAR (production Nils Aguilar’s picture). 65 min.
Projection suivie d’une table ronde animée par Michel BERNARD éditeur du « Manuel de transition », avec :
- Pierre BERTRAND, co-fondateur de Trièves en transition et du groupe de liaison national de la transition (sous réserve).
- Ralph BöHLKE, du groupe Objectif résilience à Paris.
- Susan CEREZO, actrice de la transition à Semur en Auxois (21).
- Luc SEMAL, doctorant en science politique et Mathilde SZUBA, doctorante en sociologie, tous deux ont co-écrit un chapitre de la version française du « Manuel de transition ».
NOCTURNE 18h : « Le Revenu de base ». Attention, ce film est une véritable bombe culturelle : tandis que votre conception de l’argent aujourd’hui est celle d’une terre plate, « Le revenu de base » va vous démontrer qu’elle est sphérique. Quelle révolution ! On ne ressort pas indemne de ce type de révélation. Et si l’argent était totalement déconnecté du travail ? Face à une telle assertion, facile d’imaginer que personne ne travaillerait plus et que la société partirait à vau-l’eau... Mais au fait, vous-même, cesseriez-vous toute activité si vous n’aviez pas à « gagner votre vie » ? Quels seraient vos choix si vous disposiez d’un salaire convenable garanti ? « Le revenu, c’est comme l’air sous les ailes de l’oiseau ! » nous dit ce documentaire. Un droit civique économique, est-ce possible ? Un film de Daniel HANI et Enno SCHMIDT. 1h40. Projection suivie d’un débat avec l’écrivain alternatif Baptiste MYLONDO, professeur d’économie et de philosophie politique, essayiste, auteur de « Ne pas perdre sa vie à la gagner » et « Un revenu pour tous ».
Vendredi 11 novembre 2011 : LA TERRE NOURRICIÈRE
11h : « Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel ». Les méfaits de l’agro-industrie sont considérables, tant du point de vue écologique que social : les sols, comme les populations, en ressortent exsangues. Et dire que ses exigences de productivité étaient sensées pallier le manque de nourriture dans le monde ! Au final, les seuls bénéficiaires de la révolution dite verte sont les firmes transnationales et les grands propriétaires terriens. En mars 2011, une délégation composée de membres de syndicats paysans, de syndicats d’ouvriers agricoles et d’associations ont enquêté en Calabre (Italie) sur la situation des migrants qui travaillent dans l’agriculture. L’occasion de s’interroger sur le type d’agriculture qui se dessine en Europe et d’organiser des résistances pour défendre une agriculture paysanne. Un film de Silvia PEREZ-VITORIA (Confédération paysanne). 1h20.
Projection suivie d’un débat avec :
- La réalisatrice Silvia PEREZ-VITORIA, économiste, sociologue et documentariste française, membre de La ligne d’horizon et auteur de « La Riposte des paysans ».
- Nicolas DUNTZE, paysan confédéré, en charge du dossier « Travailleurs migrants saisonniers en agriculture » à la Confédération Paysanne.
- Patrick HERMAN, paysan journaliste, auteur du livre « Les Nouveaux Esclaves du capitalisme ».
14h : Pour prétendre perfectionner la nature, ne faudrait-il pas déjà en connaître les trésors ? Un p’tit gène par-ci, un p’tit gène par-là, un peu de pesticide ici, un peu d’herbicide là... La nature est bien contrariante qui n’accepte pas de se plier aux désidératas de nos sociétés de consommation ! En plus, elle développe des résistances et s’adapte aux différentes agressions dont elle fait l’objet : cela ne devrait-il pas questionner les biologistes qui croient pouvoir déchiffrer et manipuler la nature pour en avoir décrypté le génome ? N’auraient-ils pas négligé cette dimension complexe, mouvante et insaisissable qu’est... le vivant ?
Table ronde avec :
- Lilian CEBALLOS, pharmacien, écologue.
- Eric MEUNIER, délégué général et rédacteur d’Inf’OGM.
- Marie-Paule NOUGARET, journaliste, auteur de « La Cité des plantes ».
- Sylvie POUTEAU, biologiste, présidente de l’association Pour l’Emergence d’une Université du Vivant, a coordonné « Génétiquement indéterminé : le vivant auto-organisé ».
16h30 : Pas de terre sans paysans, pas de paysans sans terre. Les questions du changement climatique et de la fin du pétrole bon marché posent les bases de la relocalisation des approvisionnements, au premier rang desquels la nourriture. Une évidence ? Pas si sûr. Car si chacun sait que l’alimentation des régions passe par des champs et des paysans, l’enjeu autour du foncier est d’une ébouriffante complexité. Elle aiguise de féroces appétits, notamment chez les spéculateurs. Fort heureusement la conscience citoyenne s’amplifie sur ces sujets et génère des mobilisations encourageantes.
Projection d’un petit témoignage de 20 min suivie d’une table ronde avec :
- Gérard LERAS, élu vert, délégué à la politique foncière du Conseil régional Rhône-Alpes.
- Michel MERLET, diplômé de l’Institut National Agronomique de Paris, spécialiste des questions foncières et directeur d’AGter une association pour Améliorer la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources naturelles.
- Sjöerd WARTENA, président de l’association Terre de Liens.
- Un représentant de la Confédération paysanne sur l’artificialisation des sols.
Samedi 12 novembre 2011 : EAU, ÉNERGIE, CLIMAT : LES GRANDS ENJEUX DE RIO + 20
11h30 : « L’Or bleu ». Ce documentaire aborde la problématique de la gestion des ressources en eau à travers l’exemple du Maroc, et de Marrakech en particulier. « La perle du Sud » compte un million d’habitants et voit chaque année passer dans ses murs deux millions de touristes qui consomment cinq fois plus d’eau que toute la population locale. Si l’économie hôtelière ne peut que se réjouir de cette situation, il n’en va pas de même des populations paysannes pour qui l’accès à l’eau s’est aggravé, compte tenu de la surexploitation des nappes phréatiques. Qui donc gère et distribue cette eau de plus en plus précieuse ? Damien de Pierpont donne la parole aux différents acteurs qui font part de leurs arguments quant à la possible - et probable ? - privatisation du marché de l’eau. Un film de Damien DE PIERPONT (production ARTE / RTBF). 52 min
Projection suivie d’un débat avec :
- Marc LAIME, journaliste spécialisé et conseil sur les politiques publiques de l’eau auprès de collectivités locales, auteur de « Le Dossier de l’eau : Pénurie, pollution, corruption » et co-auteur de « Les batailles de l’eau ».
- Thierry RUF, directeur de recherche à l’IRD UMR GRED de Montpellier, axe Gouvernance et gestion des ressources et des territoires.
14h : Fuite en avant énergétique et bouleversement climatique. D’un côté le dérèglement climatique ; de l’autre, le pic pétrolier de Hubble atteint en 2006. Tandis que la question énergétique devient cruciale, source potentielle d’innombrables tensions et conflits, les politiques nationales et internationales ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux. La croissance verte et la bourse aux crédits carbone ne résolvent rien. Elles sont même dangereuses, remettant à plus tard des échéances pourtant incontournables. D’autres orientations doivent être prises.
Table ronde avec :
- Geneviève AZAM, professeur d’économie à Toulouse, membre du Conseil scientifique d’Attac, auteur de « Le Temps du monde fini - vers l’après capitalisme ».
- Benjamin DESSUS, ingénieur et économiste, grand spécialiste des questions énergétiques et président de l’association d’experts scientifiques Global Chance qui publie « Les cahiers de Global Chance ».
16h : Energie : de l’usurpation des choix... à la transition ! Les Français n’ont jamais eu l’occasion de se prononcer sur les choix énergétiques : on leur a imposé le nucléaire. Et même maintenant que la population y semble défavorable, l’état persiste à financer cette dangereuse filière. Concernant les gaz de schiste, là encore les citoyens désavouent les orientations prises. Il faut dire que les conséquences de ces choix énergétiques sont considérables sur l’avenir des générations futures. Si ces options peuvent faire le bonheur des firmes, elles ne feront pas celui des populations. Le nouveau scénario négaWatt vient de sortir, qui nous apporte d’autres perspectives...
Table ronde avec :
- Régis CASTELLANI, ingénieur, directeur de Céze et Orb énergie, fondateur du site d’information sur les firmes transnationales transnationale.org et de consopedia.info (en cours de création).
- Corinne LEPAGE, eurodéputée, présidente de Cap 21, ancienne ministre de l’Environnement et auteur de « La vérité sur le nucléaire : le choix interdit » (éd. Albin Michel, sous réserve).
- Thierry SALOMON, président de l’association négaWatt (pour la sortie du nucléaire via la sobriété énergétique et les énergies renouvelables).
Dimanche 13 novembre 2011 : RIO + 20 : LES RISQUES DU CAPITALISME VERT
11h : « Planète à vendre ». Avec la croissance programmée de la population mondiale (9,2 milliards en 2050) et la raréfaction de certaines ressources naturelles, la demande pour les produits agricoles va augmenter en flèche. à partir de 2008, la flambée des prix alimentaires et les révoltes qu’elle a provoquées un peu partout dans les pays pauvres, conjuguée à la crise financière, ont accéléré le phénomène. En 2009, 50 millions d’hectares de terres arables ont changé de main dans le monde et des dizaines de millions d’autres sont sur le point d’être cédés. Désormais, les gouvernements qui dépendent majoritairement des importations pour nourrir leur population, ceux qui craignent pour leur autosuffisance alimentaire, mais aussi les multinationales de l’agroalimentaire et les investisseurs internationaux (banques et fonds de pension) se ruent sur les terres cultivables partout où elles sont à vendre. Et la nécessité nourrit la spéculation. Ainsi, une nation comme l’éthiopie, qui recourt à l’aide internationale pour nourrir sa population, n’hésite pas à brader ses terres. Un film de Alexis MARANT. 1h30
Projection suivie d’un débat avec :
- Renée VELVÉE, de GRAIN, une organisation internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité.
- Guy KASTLER, cofondateur et délégué général du Réseau semences paysannes, chargé de mission pour Nature & Progrès.
14h : La biodiversité sous la coupe des financiers. La biodiversité est en danger : qui pourrait encore l’ignorer ? Au prétexte de sa sauvegarde, des manœuvres ont lieu actuellement au sein des instances internationales qui pourraient bien avoir des conséquences inverses aux effets affichés. La financiarisation de la nature, cet outil présenté comme la panacée en termes de préservation, ne serait-elle qu’un cache-sexe pour répertorier l’ensemble des ressources naturelles et, à l’instar de la bourse aux crédits carbone, rendre la spéculation sur la biodiversité plus aisée ?
Table ronde avec :
- Sylvain ANGERAND, chargé de campagne pour les Amis de la Terre (sous réserve).
- Agnès BERTRAND, économiste et philosophe, spécialiste de la globalisation financière, co-auteur (avec Laurence Kalafatidès) de « OMC, le pouvoir invisible ».
- Françoise DEGERT, journaliste.
16h30 : Capitalisme vert et gouvernance globale
. Le capitalisme montre enfin son vrai visage : la crise est partout, écologique, financière, sociale. Même très voyants, les méfaits du développement et de la mondialisation libérale n’ont pas donné leur pleine mesure que déjà, ceux-là mêmes qui s’y sont abreuvés prétendent pouvoir y remédier grâce... au capitalisme vert et à la gouvernance globale ! Les enjeux de Rio + 20 sont considérables. Mais ne partent décidément pas du bon pied.
Table ronde avec :
- José BOVÉ, faucheur volontaire, eurodéputé Vert/ALE (sous réserve).
- Stephen KERCKHOVE, délégué général de l’association Agir pour l’environnement, auteur du livre « Hold-up sur l’écologie. Les fossoyeurs de l’écologie au service de la planète ».
- Fabrice NICOLINO, journaliste écologiste, auteur d’un blog de référence : « planète sans visa » et de nombreux ouvrages dont : « La faim, la bagnole, le blé et nous », « Bidoche » et « Qui a tué l’écologie ».
Ce programme est réalisé par Nature & Progrès et Spas organisation









G20 : maintenant place à la société civile !







